8 connectés | 78 discussions | 440 messages | 1373 membres | Vendredi 3 septembre 2010 à 17h21
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Epitech : La vie privée sur Internet

Créé par Alex à 17h17 le 22/08/2009
Epitech : La vie privée sur Internet


Introduction



La question du respect de la vie privée n’est ni nouvelle, ni spécifiquement liée à Internet. Toutefois, l’émergence de cet outil de communication et la généralisation de l’informatique interrogent quant au respect de la vie privée et professionnelle : Où doit-on fixer les limites ? Les internautes ne font-ils pas trop confiance à une technologique qui les dépasse ? L’Epitech à tenté de répondre à ces interrogations à travers une étude réalisée auprès d’un échantillon de plus de mille personnes, constitué de parents d’élèves, d’anciens élèves, d’anciens étudiants et d’entreprises partenaires. Les résultats sont surprenants. Ils ont été présentés dans le cadre d’un symposium, organisé en février, réunissant différents experts de la sécurité.

Des internautes pas si dupes



Une majorité de personnes interrogées estime qu'Internet constitue "Une porte ouverte" sur leur vie privée. Ils sont ainsi plus de 95 % à se déclarer conscients de laisser des traces en utilisant le Net. 52 % s'en inquiètent et 84 % estiment qu'il est possible d'espionner les échanges qui s'y déroulent. Près de 44 % des sondés pensent ainsi que l'espionnage est à portée de tous. Pour plus de 50 % des internautes, le cybercrime et les arnaques constituent la plus grande menace du Web et pour 25 % d'entre eux, ce sont les virus. Près de 80 % des sondés pensent que les nouvelles technologies vont conduire à un fichage automatisé et généralisé de l'ensemble de la population (bonjour la liberté). Ces résultats indiquent clairement que les français sont au courant des risques qu’ils encourent, mais ne semblent pas pour autant en mesurer vraiment les dangers qui les guettent, notamment en termes de restrictions des libertés individuelles.

Et pourtant indifférents



Informés des dérives possibles, les internautes ne semblent pas prendre conscience de l’impact que cette technologie pourrait avoir sur leur vie privée, leurs libertés et leur droit à l’anonymat : 49 % des utilisateurs n’adaptent pas leur comportement. En effet, 61 % des interrogés se sentent en sécurité lorsqu’ils naviguent sur Internet, à tort ou à raison. Récemment, l’article « Marc L** » de la revue « Le Tigre » avait beaucoup fais parler de lui : les journalistes avaient retracé la vie d’un internaute choisi au hasard en recoupant différentes informations via les réseaux sociaux. Tout y avait été alors exposé : téléphone, adresses, passions, amis … « La fragmentation des informations donne l’impression que les choses sont maîtrisées, a expliqué Pascale Lemoine, directrice du pôle Web du site MediaPart. Mais il subsiste toujours des traces, des bribes qui restent dans le temps. Le réseau a une mémoire, un historique, un cache. »

Un enjeu aussi professionnel



Ces traces, laissées par les utilisateurs, ne se limitent pas qu’à la sphère privée. Les attaques et les vols de données professionnelles, ou plus largement l’espionnage industriel se multiplient, notamment à cause de la convergence entre sphère privée et professionnelle induite par Internet. Et les français ne semble pas conscient de se risque : seuls 27 % d’entre eux pensent que l’usage d’internet sur leur lieu de travail puisse porter atteinte à la sécurité de l’entreprise. Les sociétés s’avèrent encore assez mal équipées pour se protéger, bien que la sécurité sans faille n’existe pas, et plus de 33% des interrogés font confiance aux éditeurs de logiciels de sécurité sur le sujet.

Fichage et fichiers



Que deviennent les informations stockées sur les différents sites, réseaux sociaux ou autres messageries ? Des règles encadrent théoriquement le stockage de ces données, supervisées en France par la Commission National de l’Informatique et des Libertés. Mais l’institution peut-elle faire face à l’explosion des masses d’informations liées à l’utilisation exponentielle d’internet. Près de 80 % des internautes craignent ainsi que les nouvelles technologies mènent à un fichage automatisé et généralisé de la population. A une très nette majorité, les français se déclarent contre l’accès de l’Etat à leurs échanges électroniques, au nom de la sécurité de la collectivité.

« Aucun canal de communication n’est inviolable, rappelle Nicolas Sadirac, directeur de l’Epitech. Face à l’étendu de la gamme des prédateurs présents, c’est à chacun de faire attention aux informations semées sur sa personne, informations qui alimentent directement un écosystème de données susceptibles un jour de nous nuire, c’est que chacun doit être un acteur responsable dans sa propre navigation et faire preuve, en permanence, de vigilance, pour éviter d’en subir un jour les conséquences. Entre la paranoïa et la diabolisation d’Internet par la télévision, le seul vrai moyen de se protéger serait de renoncer aux facilités de la vie moderne. »
Mais sommes-nous véritablement prêts à cela ?




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